GUY THOMAS

Le poète devenu l’un des paroliers les plus importants de Jean FERRAT.

Cet ancien étudiant dijonnais, poète et parolier reconnu comme auteur de valeur, a notamment écrit plus d’une trentaine de chansons pour Jean FERRAT. Il vient de publier un recueil de textes intitulé « les insolences d’un drôle de coco ».

Guy Thomas est né en 1934 d’un père bourguignon, et d’une mère d’origine belge. Ils habitent alors à Trouhans, près de Saint-Jean de Losne. En 1943, le père de Guy est prisonnier en Allemagne, sa mère tombe malade.

Il est recueilli par le Secours national de Vichy, puis continue son itinéraire au petit séminaire de Flavigny sur Ozerain. Une période triste pour Guy qui préfère aujourd’hui ne plus en parler. A la fin de la guerre, il est envoyé dans une famille d’accueil près de Saulieu. Sa mère étant très pieuse, il part étudier chez les Jésuites, en Belgique, puis à Dôle, en 1948.

Son passage au Lycée Carnot, avant ses études en faculté de lettres à Dijon, constitue un moment décisif dans sa future carrière.

« C’est à Carnot, où j’ai eu la chance d’avoir un excellent professeur de lettres classiques qui m’a fortement encouragé, que mon goût pour la poésie s’est révélé ».

Il rencontre alors le Dijonnais Guy CHAMBELLAND, propriétaire d’une maison d’édition à Paris, qui lui donne sa chance.

Pendant la guerre d’Algérie, il est incorporé au 5° régiment de tirailleurs marocains, à la caserne Junot à Dijon.

Il publie à cette période un article dénonçant les actes de torture en Algérie, ce qui lui vaut d’être poursuivi pour « Insultes à l’armée » !

Il s’obstine cependant à écrire ce qu’il appelle ses « goualantes » pour suivre à sa manière la tradition de ceux qu’il admire : Les Rutebeuf, Villon, Laforgue, Corbière, Bruant, Couté et Carco.

En 1969, la publication de son premier recueil « vers d’un boiteux pour un aveugle » est remarquée par la presse. Le critique du Canard enchaîné lui recommande d’envoyer sa plaquette à Jean Ferrat qui en tirera une chanson « La leçon buissonnière » en 72.

Débute alors une longue collaboration et une grande amitié entre les deux hommes.

« Ma rencontre avec Jean Ferrat est un de mes meilleurs souvenirs. Fidèle en amitié, il est également un homme qui vit son art et ne triche pas avec le public », confie Guy Thomas.
Avec la complicité de l’éditeur indépendant Gérard Meys, de très nombreux textes seront chantés par Ferrat et figurent dans discographie actuelle :
Le singe, Berceuse pour un petit loupiot, le bruit des bottes, le chef de gare est amoureux…
Et plus tard l’album complet : Je ne suis qu’un cri.

Il écrira également pour Isabelle Aubret, Francesca Solleville, James Ollivier, Jean-Marie Vivier, Zouzou Thomas et Claude Antonini.

Il poursuit parallèlement son œuvre poétique et publie 5 recueils de poèmes irrespectueux dans lesquels il ne renie pas sa réputation d’auteur « anar » et de « drôle de coco » :
Voyez comme on danse, Les aventures du poète Gugusse, Goualantes du Pierrot bossu qui n’y voit qu’ d’un œil, Je ne suis qu’un cri et jouez hautbois résonnez musettes.

Il a plus récemment réalisé deux coffrets d’art avec ses poèmes érotiques en collaboration avec le peintre Pierre Duc : Quand le bonheur est une orange et Regards d’artistes.

Domicilié maintenant près de Champagnole dans le Jura, il revient avec « Les insolences d’un drôle de coco », dans lequel il ne renie toujours rien de sa hargne contre l’ordre établi, la littérature convenue ; En somme, de ses coups de sang, de ses coups de cœur.

Il nous offrira l’an prochain un recueil de nouvelles illustré par Pierre Duc.


CE QU’ILS EN ONT PENSE

Cela sautille comme une java, ça claquète comme une danse macabre, ça saigne comme un mur des fédérés ; ça mord ; ça crache et ça profane ; ça s'attendrit aussi ; pas souvent. De l'anar sincère. En tout cas, un poète.
CAVANNA

Ces vers, je les trouve nourris, succulents, amers et doux à la fois ; terribles aussi.
François MAURIAC

Un grand bouquet de roses sauvages heureusement vêtues de ronces viriles, quand on pense aux roses courantes et à leurs épines en plastique.
Léo FERRE

Beaucoup de talent et une écriture concise et agréable.
Georges BRASSENS

Je dois à une amie la découverte d'un poète comme je les aime, sincère, sans chichis, une rosette d'ironie à la boutonnière de la révolte : Guy Thomas ... Les poèmes sont étonnants de tendre canaillerie.
LE CANARD ENCHAINE

En lisant Guy THOMAS, on se veut le frère d’un homme sincère, douloureux et libre, dont le cri nous réveille et nous délivre.
Jean ROSTAND

Un merveilleux poète…

J’aime beaucoup le Magnificat ou le Salve Regina…J’aime aussi beaucoup la Butte Rouge et évidemment Le Temps des cerises qui Est à mes yeux la plus belle des chansons. les poèmes de Guy THOMAS ne sont pas indignes de ce chef-d’œuvre. Ils s’inscrivent dans la ligne des Carco ou des Corbière que J’admire autant que le cher Toulet.
JEAN D’ORMESSON

SOUVENIRS

 

QUELQUES POEMES

 

 

 

 

 

CONTACT : Guy THOMAS, 19 rue de Châtelneuf, 39300 PILLEMONDE